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Modifié par Delphinelivet

Médée ne se sent pas suffisamment vengée par la mort de Creuse et de Créon mais tout l’enjeu de ce moment est dans la décision de Médée de mettre ou non son projet à exécution.

Médée revendique ici sa nature d’être maléfique ; son dernier crime lui permet d’atteindre sa plénitude ; c’est le célèbre « Nunc sum Medea » (« Maintenant je suis Médée »).

Même si les atermoiements de Médée entre sa vengeance de femme et son amour de mère y sont bien présents, on remarque que Médée se livre d’abord à une espèce d’exaltation de sa personne de criminelle. Ainsi, elle s’affirme heureuse du meurtre de son frère dont elle détaille l’horreur et la force meurtrière qui est en elle trouve dans le projet de meurtre des enfants, son acmé. Médée chez Sénèque est essentiellement en proie à la Furor, sorte de folie sacrée, qui appartient à la mentalité latine.

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